Darracq 
Une grande marque de voitures, qui a laissé une empreinte durable dans le patrimoine automobile européen. Fondée en 1896 par Alexandre Darracq, elle marqua son époque par ses records (record de vitesse à 198 km/h atteint en 1905) et sa dimension populaire, avec la vrai première démocratisation de la voiture par son modèle de 1901, simple, léger, fiable et économique. De France, elle s’étendit à toute l’Europe : en Grande Bretagne, elle rachète Talbot en 1919, et se vendra jusqu’en 1959 dans ce pays (cf. le film « Geneviève » de 1953, ou une voiture Darracq est le personnage principal), en Italie ou elle est a l'origine de la société italienne Alfa Romeo, en Allemagne ou les frères Opel débutent avec une licence Darracq. Darracq, par sa popularité, son innovation et ses liens avec les constructeurs européens, peut toujours apporter sa force à l’industrie automobile, ou le néo-rétro est une valeur sûre (Cf. la Fiat 500 et bien d’autres).

La Salle
Une marque majeure de l’histoire automobile américaine, car, si elle s’est arrêtée en 1941, elle a su marquer profondément le look des voitures américaines, sous l’égide du brillant designer Harley Earl. De 1927 à 1941, c’est une marque de luxe, proche de sa cousine chez GM, Cadillac, mais bien distincte, par des modèles sensiblement plus raisonnables en gabarit et en prix. La Salle sera appréciée des connaisseurs pour son style élégant et racé, prenant son inspiration chez l’européenne Hispano-Suiza. Son nom, issu de l’explorateur français du XVIIeme siècle ayant remonté le Mississipi, MM. René-Robert Cavelier, Sieur de La Salle, (tout comme Cadillac d’ailleurs avec Antoine Laumet de La Mothe, sieur de Cadillac), résonne dans l’imaginaire américain comme l’une des grandes marques de son histoire. Qu’elle apparaisse dans « James Bond » ou soit mentionnée dans le thème musical de la série TV « All in the Family » ("Gee our old LaSalle ran great."), La Salle a le potentiel de renaître, comme ses devancières Bugatti ou Maybach.